Mes Pigeons - 14 mai 2008 - Île de la Réunion
Les pigeons de JOSEPH
Publication le samedi 10 mai 2008 Modification le
mardi 13 mai 2008
Fichier PDF créé le samedi 17 octobre 2015
PRESENTATION DE L'ESPECE
Colombe et colombier dérivent du
latin columa et columbarium, pigeon du latin pipiones, de pipires c'est à dire
piauler. Aucun dictionnaire ne distingue le pigeon de la colombe ou le
colombier du pigeonnier.
Colombe et colombier appartiennent davantage au
langage poétique et colombe s'applique plutôt au pigeon blanc.
Il
existe de très nombreuses espèces de pigeons : ramier, bizet, tourneur,
culbuteur, nonnain, paon, tourterelle... Rien à voir entre ces pigeons des
campagnes, sauvages et libres, amoureux d'espace et de solitude, et les pigeons
des villes souvent vus comme des animaux nuisibles. BUFFON - célèbre
naturaliste du XVIIIème siècle - décrit ainsi ces animaux :
" Les
pigeons ne sont réellement ni domestiques comme les chiens et les chevaux, ni
prisonniers comme les poules. Ce sont plutôt des captifs volontaires, des hôtes
fugitifs qui ne se tiennent dans le logement qu'on leur offre qu'autant qu'ils
s'y plaisent...
Tous les pigeons ont de certaines qualités qui leur
sont communes : l'amour de la société, l'attachement à leurs semblables, la
douceur de leurs mœurs, la fidélité réciproque, la propreté, le soin de soi
même qui suppose l'envie de plaire, l'art de se donner des grâces, les caresses
tendres, les mouvements doux.
Nulle humeur, nul dégoût, nul ne querelle, tout le
temps de la vie employée au soin de ses petits, toutes les fonctions pénibles
également réparties. Le mâle, aimant assez pour les partager et même se charger
des soins maternels, couve régulièrement à son tour et les œufs et les petits,
pour en épargner la peine à sa compagne, pour mettre entre elle et lui cette
égalité dont dépend le bonheur de toute union durable:
« Quel modèle pour l'homme
s'il savait les imiter ! »
Caractéristiques
* Origine : Inde.
* Couleurs : diverses. * Tête :
petite, fine, ronde. * Bec : fin,
longueur moyenne, couleur chair chez les blancs. * Oeil : de vesce pour les blancs, perlé pour
les bleus et les noirs, orangé pour les rouges,... * Paupière : fine, couleurs en rapport
avec le plumage. * Cou : long,
s'amincissant vers la tête, recourbé vers l'arrière, forte poitrine. * Dos : creux, longueur égale à celle du
cou.
* Corps : petit et rond. * Ailes : plus basses que la queue.* Queue :
aussi ronde que possible, plumes longues et larges.
* Pattes :
courtes, nues sous le jarret, marche sur la pointe des pattes.* Plumage : ferme
et serré.
Le pigeon queue paon
BB pigeon queue de paon – ou pigeon
paon
Race de pigeon de fantaisie très
célèbre en raison de la forme de sa queue – à qui il doit son nom – qui
rappelle celle d’un paon lorsque ce dernier fait la roue et se pavane. La queue
du pigeon paon comporte 30 à 40 plumes (chez les autres pigeons, elle n’en a
souvent que 12 à 14). Originaire d’Asie, ce pigeon est de petite taille mais
son corps est trapu, sa poitrine pleine et large, ses pattes courtes et
droites. Son long cou est recourbé gracieusement vers l’arrière comme celui
d’un cygne à tel point que la tête touche la queue. Cela ne facilite en rien
l’acte d’accouplement, au contraire. Le pigeon paon de pure race n’est donc pas
très répandu. Ceux que l’on trouve en grande quantité dans le commerce sont en
fait des croisés dont le est droit comme celui des autres races de pigeons. Ces
croisés sont aussi d’un volume moins imposant que le pigeon paon de race pure.
Le Paon n’est pas un très bon « voleur » surtout s’il est de race
pure (avec le cou recourbé), de ce fait, il ne peut pas vivre en liberté car il
serait une proie bien trop facile pour les prédateurs dont le chat. Par
ailleurs, ce n’est pas un pigeon au caractère sauvage, il est plutôt du genre
placide, ce qui le rend d’autant plus vulnérable. On le trouve dans de nombreux
coloris : unicolore, bicolore… La mutation la plus courante étant le
blanc.
Le pigeon voyageur
Ces deux derniers siècles, le pigeon voyageur n'a cessé d'être "un pigeon soldat". Lors du siège de Paris, pendant le conflit de 1870, le volatile a permis au gouvernement évacué de communiquer avec efficacité. Pendant la Grande guerre, les pigeons voyageurs étaient de toutes les tranchées.
Le plus célèbre d'entre eux est Vaillant, matricule 787-15:
le 4 juin 1916, il était lâché du Fort de Vaux pour délivrer à Verdun au
commandant Raynat un message ultime.
Bis repetita pendant la Seconde Guerre mondiale, les guerres de Corée et d'Indochine, en Algérie, ou encore lors du premier conflit du Golfe sous le drapeau américain.
Aujourd'hui, certaines armées poursuivent l'élevage des pigeons voyageurs à des fins militaires : la France maintient son colombier militaire au Mont Valérien ; en Chine, les autorités forment depuis un an "10.000 pigeons voyageurs qui pourraient fournir des informations vitales et des communications militaires en cas d’attaque extérieure sur les systèmes de communication actuels"
Le pigeon voyageur n'est pas seulement l'arme des puissants et des armées de métier. Depuis quelques semaines, le volatile est également le précieux allié des insurgés d'Hom, en Syrie. La résistance au régime en place a recours aux pigeons voyageurs pour communiquer de quartiers en quartiers. Une communication efficace en marge des réseaux sociaux et d'Internet ! A l'une des pattes ou sur le flan des pigeons, les militants inscrivent des messages que le pigeon voyageur est ainsi chargé de livrer. Les missives sont à la fois porteuses de cris de secours mais aussi de défi.
* Le pigeon voyageur est un oiseau de l’ordre des colombiformes, de la famille des pigeons et tourterelles, dont il existe 285
espèces.
* Son plumage dense, son corps et sa musculature adaptés, font de lui un voilier capable de parcourir 800 km sur la journée. Il vole à la vitesse de 50 km/h avec fort vent de face et peut atteindre 120 km/h par fort vent poussant.
* Certaines races de pigeons d’élevage peuvent à peine voler. A l’inverse, le pigeon voyageur est sélectionné depuis longtemps pour sa résistance et ses capacités pour la course.
* Il en existe de toutes les couleurs : bleu, roux, blanc, noir... La couleur ne détermine pas la performance.
* Le pigeon est monogame. Souvent, la femelle est plus petite que le mâle. On dit que le mâle roucoule. * La femelle pond deux œufs par mois. Les parents les couvent 20 jours, puis ils nourrissent leurs petits pendant environ 4 semaines. A ce stade, les jeunes pigeons deviennent indépendants.
* Le pigeon voyageur fait 50 cm d’envergure et pèse 450g (en moyenne) ; ces indications ne sont pas déterminantes. Il peut vivre 25 ans.
* La tête est plutôt ronde, avec un bec assez court et solide. Le nez, ce sont les morilles blanches (caroncules) qui ornent le dessus du bec. Les narines sont au pied des morilles. Les morilles sont en général plus petites chez les femelles et les jeunes pigeons.
* L’œil du pigeon est rond. La surface des paupières est plus ou moins importante. La coloration de l’iris est variable.
* La poitrine est large. Les ailes sont longues et le bout des ailes au repos n’est pas loin de la pointe de la queue. Quand le pigeon est normalement nourri et en bonne santé, le corps est bien rond.
* Les pattes sont rougeâtres, couvertes d’écailles. La patte du pigeon pose sur trois doigts à l’avant et un doigt derrière.
* Son plumage dense, son corps et sa musculature adaptés, font de lui un voilier capable de parcourir 800 km sur la journée. Il vole à la vitesse de 50 km/h avec fort vent de face et peut atteindre 120 km/h par fort vent poussant.
* Certaines races de pigeons d’élevage peuvent à peine voler. A l’inverse, le pigeon voyageur est sélectionné depuis longtemps pour sa résistance et ses capacités pour la course.
* Il en existe de toutes les couleurs : bleu, roux, blanc, noir... La couleur ne détermine pas la performance.
* Le pigeon est monogame. Souvent, la femelle est plus petite que le mâle. On dit que le mâle roucoule. * La femelle pond deux œufs par mois. Les parents les couvent 20 jours, puis ils nourrissent leurs petits pendant environ 4 semaines. A ce stade, les jeunes pigeons deviennent indépendants.
* Le pigeon voyageur fait 50 cm d’envergure et pèse 450g (en moyenne) ; ces indications ne sont pas déterminantes. Il peut vivre 25 ans.
* La tête est plutôt ronde, avec un bec assez court et solide. Le nez, ce sont les morilles blanches (caroncules) qui ornent le dessus du bec. Les narines sont au pied des morilles. Les morilles sont en général plus petites chez les femelles et les jeunes pigeons.
* L’œil du pigeon est rond. La surface des paupières est plus ou moins importante. La coloration de l’iris est variable.
* La poitrine est large. Les ailes sont longues et le bout des ailes au repos n’est pas loin de la pointe de la queue. Quand le pigeon est normalement nourri et en bonne santé, le corps est bien rond.
* Les pattes sont rougeâtres, couvertes d’écailles. La patte du pigeon pose sur trois doigts à l’avant et un doigt derrière.
Le pigeon biset
Le pigeon Biset paraît être la souche de toutes les variétés domestiques.
Ces variétés sont nombreuses et pour mieux s’en convaincre, il suffit de
visiter le Musée vivant de la Basse Cour de Norolles.
Les races de pigeons comestibles, se distinguent par leur aptitude à
s’engraisser. Il en existe une vingtaine parmi lesquelles : le pigeon
romain, le Montauban, le Mondain, le Maillé de Caux, le Carneau et le Biset, évidemment.
Le Carneau est incontestablement l’une des races dont les qualités répondent le
mieux au double objectif d’un élevage familial : le plaisir de la table et
l’agrément d’une volière. Il est de couleur rouge ou jaune et a une croissance
rapide. Sa chair est succulente. C’est aussi un excellent reproducteur. A cet
égard, le pigeon est monogame et la femelle pond 2 à 3 œufs à raison de 3 ou 4
pontes par an.
Facile à nourrir, peu bruyant, produisant une viande riche et fine, le
pigeon convient bien aux possibilités d’un élevage familial. Jadis, il donnait
à la ferme des bénéfices importants à condition qu’il ait liberté, logement et
hygiène. Elevé en semi-liberté, il trouvait dans la campagne et les cours de
ferme à peu près toute la nourriture dont il avait besoin. Mais on lui
reprochait d’être la cause de dégâts parfois considérables. Considérés comme
nuisibles dans de nombreux départements, des arrêtés préfectoraux ordonnaient
la fermeture des colombiers à des époques précises. Désormais, c’est en volière
qu’on l’élève.
Les pigeons se nourrissent de blé, d’orge, de sarrasin, de maïs, de
fèveroles, chènevis et vesces, de marcs (pépins de raisin ou de pommes) et de
pommes de terre cuites. Les pigeonneaux peuvent être gavés. Ils sont alors
nourris manuellement 3 à 4 fois par jour.
Le pigeon durant
la première Guerre mondiale
Rôle du pigeon durant la première
guerre mondiale
Pendant la première guerre mondiale
Pendant la guerre 1914-1918, l’armée française améliore sa
technique : au lieu de colombiers fixes qui se trouvaient soit très loin
du front, soit trop près, ils utilisent l’araba, qui avance et recule selon le
retrait ou la progression de l’adversaire. L’araba était un autobus à impériale
de marque Berliet, transformé en pigeonnier. Le bas servait de réserve de
nourriture et de logement pour le soigneur. Les soldats qui s’occupaient des
pigeons avaient un très grand rôle et les pigeons revenaient surtout pour eux.
En 1916, on fabrique 16 pigeonniers sur remorque, afin d’améliorer la mobilité.
Certains pigeons furent de véritables héros. Le plus connu d’entre eux est
"Le Vaillant", matricule 787.15, qui fut lâché du fort de Vaux le 4
juin 1916 à 11 heures 30 pour apporter à Verdun le dernier message du
Commandant Raynal. Celui-ci écrivait : "Nous tenons toujours, mais
nous subissons une attaque par les gaz et les fumées très dangereuses. Il y a
urgence à nous dégager.
Faites-nous donner de suite toute
communication optique par Souville, qui ne répond pas à nos appels. C’est mon
dernier pigeon. Signé : Raynal." Ce pigeon a obtenu la citation
suivante à l’ordre de la Nation : "Malgré les difficultés énormes
résultant d’une intense fumée et d’une émission abondante de gaz, a accompli la
mission dont l’avait chargé le commandant Raynal, unique moyen de communication
de l’héroïque défenseur du fort de Vaux, a transmis les derniers renseignements
qui aient été reçus de cet officier fortement intoxiqué, est arrivé mourant au
colombier."
L’utilisation du pigeon soldat a
permis de sauver de nombreuses vies humaines. C’est ainsi que le Capitaine René
écrit dans son ouvrage Lorette, une bataille de 12 mois, octobre 1914 -
septembre 1915 : "Une unité de chasseurs à pied, engagée à fond,
s’est trouvée en pointe et coupée des autres unités. Tous les moyens pour aviser
le commandement de cette situation étaient fauchés par les bombardements ou le
tir des mitrailleuses. Le téléphone était coupé et la liaison optique
impossible en raison de la fumée des éclatements. C’est alors que les chasseurs
qui avaient emportés quelques pigeons voyageurs obtinrent de les lâcher avec le
message suivant : "Sommes sous le Souchez. Subissons lourdes pertes,
mais le moral est très élevé. Vive la France !" Du colombier, le
message fut transmis à l’artillerie qui allongea le tir, protégeant ainsi nos chasseurs
d’une contre-attaque allemande. Ainsi Souchez fut libéré."
Les résistants envoient un pigeon
messager avertir l’opérateur radio de Toulouse et deux heures plus tard, la RAF
largue une pluie de bombes sur les sous-marins. Ce pigeon fut appelé "Le Maquisard".
Un autre pigeon, nommé "White Vision", était affecté à un hydravion
de la RAF. Au cours d’une mission dans la tempête, l’appareil tomba dans la Mer
du Nord. Les aviateurs lâchèrent le pigeon malgré le brouillard et le froid,
porteur d’un message indiquant leur position. "White Vision" remplit
sa mission malgré la tempête, et quelques heures plus tard, les aviateurs
étaient sauvés.
message dans un étui attaché à la patte du pigeon voyageur
Verdun 14-18
Message reçu par le front de ce même pigeon
Un bus de type B Londonien transformé en un pigeonnier pour une utilisation dans le nord de la France et la Belgique pendant la Première Guerre mondiale.
Le pigeon durant la Guerre de
1939-1945
Rôle du pigeon dans la seconde
Guerre mondiale
Membre d'équipage d'un bombardier Avro Lancaster pendant la Seconde Guerre mondiale portant des pigeons voyageurs dans des caisses.
Les pigeons étaient transportés dans les bombardiers comme un moyen de communication dans le cas d'un accident, d'amerrissage ou de panne radio.
Membre d'équipage d'un bombardier Avro Lancaster pendant la Seconde Guerre mondiale portant des pigeons voyageurs dans des caisses.
Les pigeons étaient transportés dans les bombardiers comme un moyen de communication dans le cas d'un accident, d'amerrissage ou de panne radio.
Pendant la
guerre 1939-1945, 16.500 pigeons anglais furent parachutés en France, afin de
rapporter au commandement allié des renseignements sur les lignes ennemies. Les
Allemands avaient spécialement dressé des faucons pour les attaquer en vol Un
jour, six sous-marins allemands se réfugient dans le port de Bordeaux. Les
résistants envoient un pigeon messager avertir l’opérateur radio de Toulouse et
deux heures plus tard, la RAF largue une pluie de bombes sur les sous-marins.
Ce pigeon fut appelé "Le Maquisard". Un
autre pigeon, nommé "White Vision", était affecté à un hydravion de
la RAF. Au cours d’une mission dans la tempête, l’appareil tomba dans la Mer du
Nord. Les aviateurs lâchèrent le pigeon malgré le brouillard et le froid,
porteur d’un message indiquant leur position. "White Vision" remplit
sa mission malgré la tempête, et quelques heures plus tard, les aviateurs
étaient sauvés.
Le dopage des
pigeons
Les pigeons voyageurs belges, dont les
champions de vitesse valent plusieurs centaines de milliers d’euros,
n’échappent pas au dopage : six d’entre eux viennent d’être contrôlés
positifs, dont un à la cocaïne, a rapporté jeudi 24 octobre la presse belge. Après
une visite de travail au laboratoire sud-africain The National Horseracing
Authority of Southern Africa, la Fédération colombophile belge a décidé d’y
envoyer une vingtaine d’échantillons pour un contrôle, expliquent les
quotidiens flamands Het Belang van Limburg et Gazet van Antwerpen.
Alors que les tests effectués en
Belgique sur les mêmes échantillons n’avaient rien révélé, le laboratoire
sud-africain a découvert des traces de produits interdits différents dans six
d’entre eux. "Cocaïne pour l’un, un antidouleur et anti fièvre pour un
autre", précisent les deux journaux néerlandophones.
310 000 EUROS POUR "BOLT"
La colombophilie, qui a une longue
tradition en Belgique, a connu un essor économique exceptionnel ces dernières
années avec l’arrivée sur le marché de riches collectionneurs chinois. En mai,
l’un d’entre eux a déboursé 310 000 euros pour s’offrir Bolt, le dernier
champion issu des pigeonniers belges. Cette arrivée massive d’argent entraîne
aussi des dérives : vols dans les élevages, rackets par des intermédiaires
sans scrupule et donc dopage.
Une coïncidence heureuse 05 juillet 2011
SOS Pigeon
« Vaillant » le pigeon à
Jo – juillet 2008 Grandcamp Maisy
En rentrant de promenade dans le Calvados à
Grandcamp Maisy où nous passons quelques jours de vacances chez nos amis, un
pigeon incapable de voler était là dans le jardin. à ses 2 bagues (une sur
chaque patte), je comprends qu'il s'agit d'un pigeon voyageur fatigué
nécessitant au plus tôt une aide.
Première coïncidence
Je viens de l'île de la Réunion où
depuis douze ans, j'élève des pigeons de race et devant moi ce pigeon m'attend
!
Deuxième coïncidence salvatrice à 8kms
de là, habite un couple d'amis Gérard et Micheline passionnés et éleveurs de
pigeons voyageurs à Canchy.
Gérard participe à de nombreux
concours de lâché de pigeons. Dans cette région, les pigeons voyageurs sont
nombreux. C'est à lui que l'on rapporte les pigeons égarés, blessés de France,
d'Angleterre. Je prie pour qu'il soit chez lui. Je l'appelle, il répond. Il me
conseille de lui apporter au plus tôt le pigeon. Très vite, nous sommes chez
lui. Comme éleveur averti, il relève les coordonnées inscrites sur les bagues
et appelle le propriétaire mentionné. Le pigeon appartient à une femme de
Perpignan.
Inquiète de ne pas avoir de nouvelles
de son pigeon, la voilà rassurée. Gérard lui propose de garder le pigeon en
surveillance et le lâcher quand il le jugera apte à reprendre la route, ou le
ciel plus exactement.
Il met alors le pigeon dans sa volière
"infirmerie" assez grande et très bien équipée. Le pigeon se met à
picorer à une cadence hallucinante le bon mélange de nourriture. Il picore et
boit. Après une nuit de récupération, mon ami le juge apte au lâché.
2 jours plus tard, coup de fil de sa
propriétaire, le pigeon a rejoint sa volière en pleine forme après un vol de
796 kms !
C'est ainsi que nous levons notre
verre à la santé de notre « Vaillant »
pigeon.
Pigeons porteurs de clés USB ?
"[*Pourquoi
ne pas imaginer un pigeon qui porte une clé USB*], contenant des rapports
de missions, à sa patte pour la porter à des militaires qui n’ont pas encore pu
lire le rapport".
Pourquoi
pas ! L’application est plausible même si elle est difficilement
envisageable.
[*Attention, James Bond !*]
Les pigeons
sont des messagers réputés en temps de guerre. Ils étaient aussi des
photographes-espions. Durant la Première Guerre mondiale, les photos prises
avec les appareils attachés aux pigeons aidaient les soldats à choisir quelle
direction prendre dans une bataille.
Colombier militaire transféré depuis 1981 et sauvegardé à St-Germain
La boussole du pigeon
[*Comme on
le suppose depuis longtemps, les pigeons voyageurs utilisent le champ
magnétique terrestre pour s’orienter. L’organe sensible a été trouvé : il
se trouve dans le bec.*]
De nombreuses expériences ont montré que les pigeons
savent d’une manière ou d’une autre déterminer l’orientation du champ
magnétique terrestre. Des aimants installés sur ces oiseaux perturbent
fortement leur retour au pigeonnier et la présence de magnétite (un oxyde de
fer) a été détectée dans le crâne. Mais personne n’avait pu jusque-là
comprendre comment fonctionnait ce sixième sens. Une équipe de chercheurs
allemands affirme tenir la réponse. L’organe sensible ne serait pas situé dans
la boîte crânienne mais dans la peau qui recouvre la partie supérieure du bec,
à la base de celui-ci. A cet endroit, des analyses en spectrométrie X
effectuées au synchrotron de Hambourg ont révélé la présence de particules
magnétiques disséminées dans une structure nerveuse complexe, tridimensionnelle
et symétrique de part et d’autre du bec. Une étude histologique fine a permis
de déterminer l’origine et la nature de ces particules.
Une boussole en
forme d’arbre
Sous la
peau, une série de cellules nerveuses (des axones) portent une arborescence de
terminaisons nerveuses, les dendrites. C’est à l’intérieur de ces dernières
qu’ont été trouvées des particules d’oxydes de fer. A 90 %, il s’agit de
maghémite (une variante de la magnétite) et à 10 % de magnétite. Ces particules
sont enfermées dans trois types de compartiments subcellulaires. Pour les
auteurs, la présence de ces deux matériaux légèrement différents (la maghémite
et la magnétite) ainsi que la disposition spatiale de l’ensemble expliqueraient
la sensibilité. Quand les structures longilignes chargées de maghémite sont
alignées par rapport au champ magnétique terrestre, les particules de magnétite
seraient attirées perpendiculairement à la membrane cellulaire. Avec une
ramification de dendrites précisément organisée, cet organe pourrait déterminer
la direction du champ dans les trois dimensions, y compris, donc, avec sa
composante verticale, une valeur que les boussoles ne donnent pas.
Le pigeon au XXIème siècle
Des années 1800 à 1960, le sport colombophile a connu
un essor considérable, surtout dans les cités minières du Nord de la France, en
Belgique, en Allemagne et en Hollande. Les colombiers fleurissaient partout car
les pigeons ne coûtaient pas cher à nourrir et les colombophiles ne se
préoccupaient guère de permis de construire, d’environnement ou d’autres
considérations sanitaires. La colombophilie devenait un sport populaire et
démocratique. La première Fédération Nationale des Sociétés Colombophiles de
France a été créée par décret du 28 juillet 1927. Le président était
M. Leroy Beague, créateur des colombiers mobiles qui ont servi pendant la
Première Guerre Mondiale. Quand survient l’avènement de l’automobile, vers
1965, les gens partent de plus en plus nombreux en vacances et certains ne
tiennent pas à être ennuyés par le soin à accorder à leurs pigeons pendant leur
absence. La télévision, les permis de construire... achèvent d’en décourager
d’autres et la masse colombophile diminue. Pourtant, peu à peu, les gens
reviennent à la terre et à leurs racines, et il semble que la colombophilie amorce
son renouveau. Tous les samedis et dimanches, des milliers de pigeons voyageurs
sont lâchés à Chantilly, Saint-Denis, Melun, Châteauroux, Orléans... et parfois
à Barcelone, Pau, Nîmes ou Marseille.
Les pigeons voyageurs peuvent parcourir jusqu’à 800 km
dans la journée. Le pigeon voyageur n’est plus guère employé comme
messager : il a été victime de la concurrence du télégraphe, puis du
téléphone et de la radiophonie (TSF). Mais il a encore servi pendant les deux
dernières guerres, car c’est un messager que l’ennemi ne peut neutraliser, à
moins de l’abattre. L’armée française possède encore un colombier au Mont
Valérien, à Suresnes, dans la banlieue parisienne, et quelques pigeonniers
mobiles. Des hôpitaux emploient les pigeons voyageurs pour transporter leurs
produits à analyser de l’hôpital au laboratoire (par exemple, de Granville à
Avranches, dans la Manche). Les habitants des îles isolées les utilisent de la
même façon pour se relier au continent. C’est plus rapide et plus économique
que le bateau ou la voiture. Le pigeon ne craint pas les embouteillages.
La NASA, qui connaissait des problèmes de fuites de
renseignements, est venue acheter des pigeons voyageurs à Roubaix et les
secrets-défenses américains voyagent désormais souvent attachés aux pattes de
nos messagers.
L’US Navy a
ouvert à Hawaï une école de pigeons héliportés destinés au repérage et au
sauvetage en mer. Les moniteurs associent certaines couleurs à des récompenses
(rouge, jaune, orange). Quand la couleur apparaît, le pigeon appuie sur une
petite pédale et la récompense tombe. Comme ces couleurs sont celles des
dinghys et des gilets de sauvetage et que le pigeon a une excellente vue, le
tour est joué !... Les pigeons sont efficaces à 90%, alors que l’homme
n’atteint que 30%.
Le
pigeon au Moyen âge
Charlemagne rend l’élevage du pigeon "privilège
nobiliaire". Pratiquement tous les châteaux, fermes seigneuriales, abbayes
possédaient une tour à pigeons. Celle-ci pouvait contenir jusqu’à 5.000 pigeons
et attestait de la richesse et de la puissance de son propriétaire. Les seigneurs
les employaient comme messagers commerciaux, politiques et porteurs de
renseignements en temps de guerre. Ils ont servi pendant les Croisades
Religieuses.
Lorsque les chrétiens arrivèrent en
Orient pour conquérir Jérusalem, il existait un service de poste par pigeon.
Dans le poème du Tasse La Jérusalem est délivrée, l’auteur écrit :
"Pendant que les chrétiens se préparent à l’assaut et les infidèles à la
défense, on aperçoit un pigeon qui fend les plaines de l’air et dirige son vol
vers les remparts de Saline. Les ailes étendues, il plane sur l’armée
chrétienne. Déjà, cet étrange courrier du sein des nues s’abaisse vers la cité.
Mais soudain, un faucon au bec tranchant, à la serre cruelle, fond sur l’oiseau
timide. Il le poursuit, il le presse et déjà il est prêt à le déchirer. Le
pigeon tremblant s’abat et va chercher un asile sur les genoux de Bouillon. Le
héros le reçoit et le sauve. Mais au bout d’un fil attaché à son cou, pend un
billet qui est caché sous son aile. Godefroy le prend, l’ouvre et lit ces mots :
"Le général d’Égypte au Roi de
Palestine - Salut - Ne laisse point, Seigneur, abattre ton courage. Résiste
encore 4 à 5 jours. Je viens délivrer les murs. Tes yeux verront tomber tes
ennemis."
La poste par pigeon fut également mise
à l’honneur par le Sultan Saladin, lors du siège de Ptolémaïs. C’est par ce
même moyen que le débarquement de Saint-Louis en Égypte fut annoncé au Sultan
du Caire et que furent appris les résultats de la bataille de Mansourah, si
désastreuse pour les chrétiens. Le Sultan Noureddin (1146-1173) avait également
apprécié tous les avantages que pouvait procurer la poste par pigeons afin
d’être informé au plus tôt de ce qui se passait dans ses états. Par ses soins,
le service des postes avait été complètement organisé. Des tours servant de
colombiers avaient été élevées de distance en distance sur toute l’étendue de
l’empire. Chaque colombier avait son directeur et ses veilleurs qui attendaient
à tour de rôle l’arrivée des pigeons. On y trouvait aussi des domestiques et
des mules pour les échanges réciproques de pigeons. Cette institution des
colombiers présentait un si grand intérêt pour la sûreté et la tranquillité
publique, que les dépenses engagées étaient considérables.
Dans un manuscrit arabe conservé à la
Bibliothèque Nationale et dont une traduction se trouve insérée dans le premier
volume du voyage en Syrie de Volney, on trouve exposée une partie de la
distribution de ces colombiers. Par leur moyen, les villes plus importantes
étaient mises en relation les unes avec les autres. Les lettres destinées à
être transmises étaient attachées sous l’aile du pigeon et souvent, en
duplicata, confiées à des pigeons différents. Arrivées à destination, elles
étaient remises par le veilleur au sultan lui-même, qui seul, avait le droit de
les détacher.
Les pigeons étaient appelés les anges
du roi et les plus rapides étaient hors de prix. Les corsaires de Dunkerque et
de Saint-Malo utilisaient des pigeons avec une technique toute particulière.
Elle consistait à envoyer une barque de reconnaissance au large avec quelques
pigeons. Dès qu’une proie était repérée, on lâchait les pigeons. Ceux-ci
indiquaient, en tournant pour s’orienter, la position du bâtiment convoité.
Le
pigeon ! Un mets succulent
Les pigeons de Jo_ Pigeon en cuisine - Joseph Bayada
Publication le jeudi 15 mai 2008 Modification le samedi 31
mai 2008
Fichier PDF créé le samedi 17 octobre 2015
Les pigeons de Jo Page 1/3
Le pigeon ! Un mets succulent
*Le pigeon est élevé un peu partout en France.* On consomme
de préférence des pigeonneaux de 5 à 6 semaines. Leur chair n'a ni le même
goût, ni la même saveur que celle des espèces sauvages. Elle est de couleur
brun pâle et elle est moins musquée. Le pigeonneau est sacrifié vers l'âge de
28 jours avant qu'il ne sorte du nid et s'active. Son poids est alors maximal.
Le pigeon adulte pèse de 300 à 500 grammes, et le pigeonneau
de 250 à 300 grammes. Il peut être rôti, grillé, sauté, préparé en crapaudine
(c'est à dire fendu, aplati et grillé) ou en papillote. Il s'accommode aussi
braisé à la casserole, en ballotine, en pâté ou en salmis. Cuit en cocotte ou
au four. Sa chair doit rester rosée à cœur.
Un exemple de recette
Tapenade Provençale de pigeons façon Marion
Voici une recette très facile, qui
avec une salade verte peut faire un repas entre amis ou un repas de famille
très apprécié...
Ingrédients :
1 pigeon
par personne
4 belles
tomates
1 bol de
tapenade
2 oignons1
brin de thym
1 rouleau
de pâte feuilletée
1/2 verre
de vin blanc
1 jaune
d'œuf 1 cuillère à soupe d’huile d'olive
Préparation
Cuire les pigeons au four, à la
rôtissoire, (c'est beaucoup moins gras), lorsqu'ils sont cuits attendre leurs
refroidissement, puis désosser-les, mettre la viande de côté.
Dans une cuillère à soupe d'huile
d'olive faire revenir les oignons coupés en fines lamelles, lorsqu'ils sont
bien dorés, ajouter la viande des pigeons désossés, le thym, et laisser mijoter
5 minutes, déglacer le tout avec le vin blanc. Prendre un plat à tarte, étaler
dans son fond tout le bol de tapenade, peler les tomates, les découper en
rondelles, il faut couvrir toute la tapenade de tomates, ajouter par-dessus,
les oignons, la viande des pigeons, recouvrir tout ceci avec la pâte
feuilletée, n'oublier pas de badigeonner ce couvercle de jaune d'œuf pour qu'il
ait une belle couleur dorée.
Mettre dans le four déjà chaud à
200 pendant 20 minutes, surveiller la cuisson pour ne pas faire trop cuire la
pâte feuilletée.
1 pigeon
par personne
4 belles
tomates
1 bol de
tapenade
2 oignons1
brin de thym
1 rouleau
de pâte feuilletée
1/2 verre
de vin blanc
1 jaune
d'œuf 1 cuillère à soupe d’huile d'olive
Préparation
Cuire les pigeons au four, à la
rôtissoire, (c'est beaucoup moins gras), lorsqu'ils sont cuits attendre leurs
refroidissement, puis désosser-les, mettre la viande de côté.
Dans une cuillère à soupe d'huile
d'olive faire revenir les oignons coupés en fines lamelles, lorsqu'ils sont
bien dorés, ajouter la viande des pigeons désossés, le thym, et laisser mijoter
5 minutes, déglacer le tout avec le vin blanc. Prendre un plat à tarte, étaler
dans son fond tout le bol de tapenade, peler les tomates, les découper en
rondelles, il faut couvrir toute la tapenade de tomates, ajouter par-dessus,
les oignons, la viande des pigeons, recouvrir tout ceci avec la pâte
feuilletée, n'oublier pas de badigeonner ce couvercle de jaune d'œuf pour qu'il
ait une belle couleur dorée.
Mettre dans le four déjà chaud à
200 pendant 20 minutes, surveiller la cuisson pour ne pas faire trop cuire la
pâte feuilletée.

































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