PIGEONS-JO-mai 2008


 Mes Pigeons - 14 mai 2008 - Île de la Réunion

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Les pigeons de JOSEPH

Publication le samedi 10 mai 2008 Modification le mardi 13 mai 2008
Fichier PDF créé le samedi 17 octobre 2015




PRESENTATION DE L'ESPECE

            Colombe et colombier dérivent du latin columa et columbarium, pigeon du latin pipiones, de pipires c'est à dire piauler. Aucun dictionnaire ne distingue le pigeon de la colombe ou le colombier du pigeonnier.
Colombe et colombier appartiennent davantage au langage poétique et colombe s'applique plutôt au pigeon blanc.
         Il existe de très nombreuses espèces de pigeons : ramier, bizet, tourneur, culbuteur, nonnain, paon, tourterelle... Rien à voir entre ces pigeons des campagnes, sauvages et libres, amoureux d'espace et de solitude, et les pigeons des villes souvent vus comme des animaux nuisibles. BUFFON - célèbre naturaliste du XVIIIème siècle - décrit ainsi ces animaux :
" Les pigeons ne sont réellement ni domestiques comme les chiens et les chevaux, ni prisonniers comme les poules. Ce sont plutôt des captifs volontaires, des hôtes fugitifs qui ne se tiennent dans le logement qu'on leur offre qu'autant qu'ils s'y plaisent...
Tous les pigeons ont de certaines qualités qui leur sont communes : l'amour de la société, l'attachement à leurs semblables, la douceur de leurs mœurs, la fidélité réciproque, la propreté, le soin de soi même qui suppose l'envie de plaire, l'art de se donner des grâces, les caresses tendres, les mouvements doux.
Nulle humeur, nul dégoût, nul ne querelle, tout le temps de la vie employée au soin de ses petits, toutes les fonctions pénibles également réparties. Le mâle, aimant assez pour les partager et même se charger des soins maternels, couve régulièrement à son tour et les œufs et les petits, pour en épargner la peine à sa compagne, pour mettre entre elle et lui cette égalité dont dépend le bonheur de toute union durable:

 « Quel modèle pour l'homme s'il savait les imiter ! »



Caractéristiques

* Origine : Inde.  * Couleurs : diverses.  * Tête : petite, fine, ronde.  * Bec : fin, longueur moyenne, couleur chair chez les blancs.  * Oeil : de vesce pour les blancs, perlé pour les bleus et les noirs, orangé pour les rouges,...     * Paupière : fine, couleurs en rapport avec le plumage.     * Cou : long, s'amincissant vers la tête, recourbé vers l'arrière, forte poitrine.     * Dos : creux, longueur égale à celle du cou.
* Corps : petit et rond.  * Ailes : plus basses que la queue.* Queue : aussi ronde que possible, plumes longues et larges.
 * Pattes : courtes, nues sous le jarret, marche sur la pointe des pattes.* Plumage : ferme et serré.
        Bas du formulaire




Le pigeon queue paon


BB pigeon queue de paon – ou pigeon paon
Race de pigeon de fantaisie très célèbre en raison de la forme de sa queue – à qui il doit son nom – qui rappelle celle d’un paon lorsque ce dernier fait la roue et se pavane. La queue du pigeon paon comporte 30 à 40 plumes (chez les autres pigeons, elle n’en a souvent que 12 à 14). Originaire d’Asie, ce pigeon est de petite taille mais son corps est trapu, sa poitrine pleine et large, ses pattes courtes et droites. Son long cou est recourbé gracieusement vers l’arrière comme celui d’un cygne à tel point que la tête touche la queue. Cela ne facilite en rien l’acte d’accouplement, au contraire. Le pigeon paon de pure race n’est donc pas très répandu. Ceux que l’on trouve en grande quantité dans le commerce sont en fait des croisés dont le est droit comme celui des autres races de pigeons. Ces croisés sont aussi d’un volume moins imposant que le pigeon paon de race pure. Le Paon n’est pas un très bon « voleur » surtout s’il est de race pure (avec le cou recourbé), de ce fait, il ne peut pas vivre en liberté car il serait une proie bien trop facile pour les prédateurs dont le chat. Par ailleurs, ce n’est pas un pigeon au caractère sauvage, il est plutôt du genre placide, ce qui le rend d’autant plus vulnérable. On le trouve dans de nombreux coloris : unicolore, bicolore… La mutation la plus courante étant le blanc.





Le pigeon voyageur

Haut du formulaire Ces deux derniers siècles, le pigeon voyageur n'a cessé d'être "un pigeon soldat". Lors du siège de Paris, pendant le conflit de 1870, le volatile a permis au gouvernement évacué de communiquer avec efficacité. Pendant la Grande guerre, les pigeons voyageurs étaient de toutes les tranchées.
Le plus célèbre d'entre eux est Vaillant, matricule 787-15:
le 4 juin 1916, il était lâché du Fort de Vaux pour délivrer à Verdun au
commandant Raynat un message ultime.
Bis repetita pendant la Seconde Guerre mondiale, les guerres de Corée et d'Indochine, en Algérie, ou encore lors du premier conflit du Golfe sous le drapeau américain.
          Aujourd'hui, certaines armées poursuivent l'élevage des pigeons voyageurs à des fins militaires : la France maintient son colombier militaire au Mont Valérien ; en Chine, les autorités forment depuis un an "10.000 pigeons voyageurs qui pourraient fournir des informations vitales et des communications militaires en cas d’attaque extérieure sur les systèmes de communication actuels"
Le pigeon voyageur n'est pas seulement l'arme des puissants et des armées de métier. Depuis quelques semaines, le volatile est également le précieux allié des insurgés d'Hom, en Syrie. La résistance au régime en place a recours aux pigeons voyageurs pour communiquer de quartiers en quartiers. Une communication efficace en marge des réseaux sociaux et d'Internet ! A l'une des pattes ou sur le flan des pigeons, les militants inscrivent des messages que le pigeon voyageur est ainsi chargé de livrer. Les missives sont à la fois porteuses de cris de secours mais aussi de défi.
* Le pigeon voyageur est un oiseau de l’ordre des colombiformes, de la famille des pigeons et tourterelles, dont il existe 285 espèces.
* Son plumage dense, son corps et sa musculature adaptés, font de lui un voilier capable de parcourir 800 km sur la journée. Il vole à la vitesse de 50 km/h avec fort vent de face et peut atteindre 120 km/h par fort vent poussant.
* Certaines races de pigeons d’élevage peuvent à peine voler. A l’inverse, le pigeon voyageur est sélectionné depuis longtemps pour sa résistance et ses capacités pour la course.
* Il en existe de toutes les couleurs : bleu, roux, blanc, noir... La couleur ne détermine pas la performance.
* Le pigeon est monogame. Souvent, la femelle est plus petite que le mâle. On dit que le mâle roucoule. * La femelle pond deux œufs par mois. Les parents les couvent 20 jours, puis ils nourrissent leurs petits pendant environ 4 semaines. A ce stade, les jeunes pigeons deviennent indépendants.
* Le pigeon voyageur fait 50 cm d’envergure et pèse 450g (en moyenne) ; ces indications ne sont pas déterminantes. Il peut vivre 25 ans.
* La tête est plutôt ronde, avec un bec assez court et solide. Le nez, ce sont les morilles blanches (caroncules) qui ornent le dessus du bec. Les narines sont au pied des morilles. Les morilles sont en général plus petites chez les femelles et les jeunes pigeons.
* L’œil du pigeon est rond. La surface des paupières est plus ou moins importante. La coloration de l’iris est variable.
* La poitrine est large. Les ailes sont longues et le bout des ailes au repos n’est pas loin de la pointe de la queue. Quand le pigeon est normalement nourri et en bonne santé, le corps est bien rond.
* Les pattes sont rougeâtres, couvertes d’écailles. La patte du pigeon pose sur trois doigts à l’avant et un doigt derrière.




 
Le pigeon biset
Le pigeon Biset paraît être la souche de toutes les variétés domestiques. Ces variétés sont nombreuses et pour mieux s’en convaincre, il suffit de visiter le Musée vivant de la Basse Cour de Norolles.
Les races de pigeons comestibles, se distinguent par leur aptitude à s’engraisser. Il en existe une vingtaine parmi lesquelles : le pigeon romain, le Montauban, le Mondain, le Maillé de Caux, le Carneau et le Biset, évidemment. Le Carneau est incontestablement l’une des races dont les qualités répondent le mieux au double objectif d’un élevage familial : le plaisir de la table et l’agrément d’une volière. Il est de couleur rouge ou jaune et a une croissance rapide. Sa chair est succulente. C’est aussi un excellent reproducteur. A cet égard, le pigeon est monogame et la femelle pond 2 à 3 œufs à raison de 3 ou 4 pontes par an.
Facile à nourrir, peu bruyant, produisant une viande riche et fine, le pigeon convient bien aux possibilités d’un élevage familial. Jadis, il donnait à la ferme des bénéfices importants à condition qu’il ait liberté, logement et hygiène. Elevé en semi-liberté, il trouvait dans la campagne et les cours de ferme à peu près toute la nourriture dont il avait besoin. Mais on lui reprochait d’être la cause de dégâts parfois considérables. Considérés comme nuisibles dans de nombreux départements, des arrêtés préfectoraux ordonnaient la fermeture des colombiers à des époques précises. Désormais, c’est en volière qu’on l’élève.
Les pigeons se nourrissent de blé, d’orge, de sarrasin, de maïs, de fèveroles, chènevis et vesces, de marcs (pépins de raisin ou de pommes) et de pommes de terre cuites. Les pigeonneaux peuvent être gavés. Ils sont alors nourris manuellement 3 à 4 fois par jour.



Le pigeon durant la première Guerre mondiale
 Rôle du pigeon durant la première guerre mondiale







Pendant la première guerre mondiale
Pendant la guerre 1914-1918, l’armée française améliore sa technique : au lieu de colombiers fixes qui se trouvaient soit très loin du front, soit trop près, ils utilisent l’araba, qui avance et recule selon le retrait ou la progression de l’adversaire. L’araba était un autobus à impériale de marque Berliet, transformé en pigeonnier. Le bas servait de réserve de nourriture et de logement pour le soigneur. Les soldats qui s’occupaient des pigeons avaient un très grand rôle et les pigeons revenaient surtout pour eux. En 1916, on fabrique 16 pigeonniers sur remorque, afin d’améliorer la mobilité. Certains pigeons furent de véritables héros. Le plus connu d’entre eux est "Le Vaillant", matricule 787.15, qui fut lâché du fort de Vaux le 4 juin 1916 à 11 heures 30 pour apporter à Verdun le dernier message du Commandant Raynal. Celui-ci écrivait : "Nous tenons toujours, mais nous subissons une attaque par les gaz et les fumées très dangereuses. Il y a urgence à nous dégager.
Faites-nous donner de suite toute communication optique par Souville, qui ne répond pas à nos appels. C’est mon dernier pigeon. Signé : Raynal." Ce pigeon a obtenu la citation suivante à l’ordre de la Nation : "Malgré les difficultés énormes résultant d’une intense fumée et d’une émission abondante de gaz, a accompli la mission dont l’avait chargé le commandant Raynal, unique moyen de communication de l’héroïque défenseur du fort de Vaux, a transmis les derniers renseignements qui aient été reçus de cet officier fortement intoxiqué, est arrivé mourant au colombier."
L’utilisation du pigeon soldat a permis de sauver de nombreuses vies humaines. C’est ainsi que le Capitaine René écrit dans son ouvrage Lorette, une bataille de 12 mois, octobre 1914 - septembre 1915 : "Une unité de chasseurs à pied, engagée à fond, s’est trouvée en pointe et coupée des autres unités. Tous les moyens pour aviser le commandement de cette situation étaient fauchés par les bombardements ou le tir des mitrailleuses. Le téléphone était coupé et la liaison optique impossible en raison de la fumée des éclatements. C’est alors que les chasseurs qui avaient emportés quelques pigeons voyageurs obtinrent de les lâcher avec le message suivant : "Sommes sous le Souchez. Subissons lourdes pertes, mais le moral est très élevé. Vive la France !" Du colombier, le message fut transmis à l’artillerie qui allongea le tir, protégeant ainsi nos chasseurs d’une contre-attaque allemande. Ainsi Souchez fut libéré."
Les résistants envoient un pigeon messager avertir l’opérateur radio de Toulouse et deux heures plus tard, la RAF largue une pluie de bombes sur les sous-marins. Ce pigeon fut appelé "Le Maquisard". Un autre pigeon, nommé "White Vision", était affecté à un hydravion de la RAF. Au cours d’une mission dans la tempête, l’appareil tomba dans la Mer du Nord. Les aviateurs lâchèrent le pigeon malgré le brouillard et le froid, porteur d’un message indiquant leur position. "White Vision" remplit sa mission malgré la tempête, et quelques heures plus tard, les aviateurs étaient sauvés. 

message dans un étui attaché à la patte du pigeon voyageur
Verdun 14-18
Message reçu par le front de ce même pigeon






Un bus de type B Londonien transformé en un pigeonnier pour une utilisation dans le nord de la France et la Belgique pendant la Première Guerre mondiale.


2 pigeons "héros" de cette sale guerre décorés sur le front






Le pigeon durant la Guerre de 1939-1945
Rôle du pigeon dans la seconde Guerre mondiale



 Membre d'équipage d'un bombardier Avro Lancaster pendant la Seconde Guerre mondiale portant des pigeons voyageurs dans des caisses.
Les pigeons étaient transportés dans les bombardiers comme un moyen de communication dans le cas d'un accident, d'amerrissage ou de panne radio.


Pendant la guerre 1939-1945, 16.500 pigeons anglais furent parachutés en France, afin de rapporter au commandement allié des renseignements sur les lignes ennemies. Les Allemands avaient spécialement dressé des faucons pour les attaquer en vol Un jour, six sous-marins allemands se réfugient dans le port de Bordeaux. Les résistants envoient un pigeon messager avertir l’opérateur radio de Toulouse et deux heures plus tard, la RAF largue une pluie de bombes sur les sous-marins.
Ce pigeon fut appelé "Le Maquisard". Un autre pigeon, nommé "White Vision", était affecté à un hydravion de la RAF. Au cours d’une mission dans la tempête, l’appareil tomba dans la Mer du Nord. Les aviateurs lâchèrent le pigeon malgré le brouillard et le froid, porteur d’un message indiquant leur position. "White Vision" remplit sa mission malgré la tempête, et quelques heures plus tard, les aviateurs étaient sauvés.




Le dopage des pigeons
Les pigeons voyageurs belges, dont les champions de vitesse valent plusieurs centaines de milliers d’euros, n’échappent pas au dopage : six d’entre eux viennent d’être contrôlés positifs, dont un à la cocaïne, a rapporté jeudi 24 octobre la presse belge. Après une visite de travail au laboratoire sud-africain The National Horseracing Authority of Southern Africa, la Fédération colombophile belge a décidé d’y envoyer une vingtaine d’échantillons pour un contrôle, expliquent les quotidiens flamands Het Belang van Limburg et Gazet van Antwerpen.
Alors que les tests effectués en Belgique sur les mêmes échantillons n’avaient rien révélé, le laboratoire sud-africain a découvert des traces de produits interdits différents dans six d’entre eux. "Cocaïne pour l’un, un antidouleur et anti fièvre pour un autre", précisent les deux journaux néerlandophones.
310 000 EUROS POUR "BOLT"
La colombophilie, qui a une longue tradition en Belgique, a connu un essor économique exceptionnel ces dernières années avec l’arrivée sur le marché de riches collectionneurs chinois. En mai, l’un d’entre eux a déboursé 310 000 euros pour s’offrir Bolt, le dernier champion issu des pigeonniers belges. Cette arrivée massive d’argent entraîne aussi des dérives : vols dans les élevages, rackets par des intermédiaires sans scrupule et donc dopage.




Une coïncidence heureuse 05 juillet 2011
SOS Pigeon

« Vaillant » le pigeon à Jo – juillet 2008 Grandcamp Maisy
 En rentrant de promenade dans le Calvados à Grandcamp Maisy où nous passons quelques jours de vacances chez nos amis, un pigeon incapable de voler était là dans le jardin. à ses 2 bagues (une sur chaque patte), je comprends qu'il s'agit d'un pigeon voyageur fatigué nécessitant au plus tôt une aide.
Première coïncidence
Je viens de l'île de la Réunion où depuis douze ans, j'élève des pigeons de race et devant moi ce pigeon m'attend !
Deuxième coïncidence salvatrice à 8kms de là, habite un couple d'amis Gérard et Micheline passionnés et éleveurs de pigeons voyageurs à Canchy.
Gérard participe à de nombreux concours de lâché de pigeons. Dans cette région, les pigeons voyageurs sont nombreux. C'est à lui que l'on rapporte les pigeons égarés, blessés de France, d'Angleterre. Je prie pour qu'il soit chez lui. Je l'appelle, il répond. Il me conseille de lui apporter au plus tôt le pigeon. Très vite, nous sommes chez lui. Comme éleveur averti, il relève les coordonnées inscrites sur les bagues et appelle le propriétaire mentionné. Le pigeon appartient à une femme de Perpignan.
Inquiète de ne pas avoir de nouvelles de son pigeon, la voilà rassurée. Gérard lui propose de garder le pigeon en surveillance et le lâcher quand il le jugera apte à reprendre la route, ou le ciel plus exactement.
Il met alors le pigeon dans sa volière "infirmerie" assez grande et très bien équipée. Le pigeon se met à picorer à une cadence hallucinante le bon mélange de nourriture. Il picore et boit. Après une nuit de récupération, mon ami le juge apte au lâché.
2 jours plus tard, coup de fil de sa propriétaire, le pigeon a rejoint sa volière en pleine forme après un vol de 796 kms !
C'est ainsi que nous levons notre verre à la santé de notre « Vaillant » pigeon.



Pigeons porteurs de clés USB ?

"[*Pourquoi ne pas imaginer un pigeon qui porte une clé USB*], contenant des rapports de missions, à sa patte pour la porter à des militaires qui n’ont pas encore pu lire le rapport".
Pourquoi pas ! L’application est plausible même si elle est difficilement envisageable.
[*Attention, James Bond !*]
Les pigeons sont des messagers réputés en temps de guerre. Ils étaient aussi des photographes-espions. Durant la Première Guerre mondiale, les photos prises avec les appareils attachés aux pigeons aidaient les soldats à choisir quelle direction prendre dans une bataille.



Colombier militaire transféré depuis 1981 et sauvegardé à St-Germain



Quel rapport avec Saint-Germain-en-Laye ? Nous y venons… à la fin des années soixante, alors que les armées ont développé des moyens de transmission beaucoup plus modernes, les colombiers militaires disparaissent. Mais un groupe d’officiers, parmi lesquels le lieutenant-colonel Revon, demande au général De-Gaulle le maintien d’un colombier de tradition. Pour la tradition militaire d’une part, mais aussi parce qu’avec les techniques modernes de transmissions sont aussi apparues les techniques de brouillage. En cas de panne, rien ne vaut un bon vieux pigeon porteur de message. Le chef de l’état accède alors à la demande des militaires, et c’est à Saint-Germain-en-Laye, ville de garnison avec son Camp des Loges, ses installations de l’OTAN et son commandement militaire de la zone de Paris, qu’est installé ce colombier. Puis, en juillet 1981, il est transféré au mont Valérien, près du Musée de la colombophilie. Ses 120 pigeons participent toujours à des compétitions et à des manifestations militaires.





Comment les pigeons se repèrent-ils ?



La boussole du pigeon

[*Comme on le suppose depuis longtemps, les pigeons voyageurs utilisent le champ magnétique terrestre pour s’orienter. L’organe sensible a été trouvé : il se trouve dans le bec.*]
De nombreuses expériences ont montré que les pigeons savent d’une manière ou d’une autre déterminer l’orientation du champ magnétique terrestre. Des aimants installés sur ces oiseaux perturbent fortement leur retour au pigeonnier et la présence de magnétite (un oxyde de fer) a été détectée dans le crâne. Mais personne n’avait pu jusque-là comprendre comment fonctionnait ce sixième sens. Une équipe de chercheurs allemands affirme tenir la réponse. L’organe sensible ne serait pas situé dans la boîte crânienne mais dans la peau qui recouvre la partie supérieure du bec, à la base de celui-ci. A cet endroit, des analyses en spectrométrie X effectuées au synchrotron de Hambourg ont révélé la présence de particules magnétiques disséminées dans une structure nerveuse complexe, tridimensionnelle et symétrique de part et d’autre du bec. Une étude histologique fine a permis de déterminer l’origine et la nature de ces particules.
Une boussole en forme d’arbre
Sous la peau, une série de cellules nerveuses (des axones) portent une arborescence de terminaisons nerveuses, les dendrites. C’est à l’intérieur de ces dernières qu’ont été trouvées des particules d’oxydes de fer. A 90 %, il s’agit de maghémite (une variante de la magnétite) et à 10 % de magnétite. Ces particules sont enfermées dans trois types de compartiments subcellulaires. Pour les auteurs, la présence de ces deux matériaux légèrement différents (la maghémite et la magnétite) ainsi que la disposition spatiale de l’ensemble expliqueraient la sensibilité. Quand les structures longilignes chargées de maghémite sont alignées par rapport au champ magnétique terrestre, les particules de magnétite seraient attirées perpendiculairement à la membrane cellulaire. Avec une ramification de dendrites précisément organisée, cet organe pourrait déterminer la direction du champ dans les trois dimensions, y compris, donc, avec sa composante verticale, une valeur que les boussoles ne donnent pas.

Le pigeon au XXIème siècle
Des années 1800 à 1960, le sport colombophile a connu un essor considérable, surtout dans les cités minières du Nord de la France, en Belgique, en Allemagne et en Hollande. Les colombiers fleurissaient partout car les pigeons ne coûtaient pas cher à nourrir et les colombophiles ne se préoccupaient guère de permis de construire, d’environnement ou d’autres considérations sanitaires. La colombophilie devenait un sport populaire et démocratique. La première Fédération Nationale des Sociétés Colombophiles de France a été créée par décret du 28 juillet 1927. Le président était M. Leroy Beague, créateur des colombiers mobiles qui ont servi pendant la Première Guerre Mondiale. Quand survient l’avènement de l’automobile, vers 1965, les gens partent de plus en plus nombreux en vacances et certains ne tiennent pas à être ennuyés par le soin à accorder à leurs pigeons pendant leur absence. La télévision, les permis de construire... achèvent d’en décourager d’autres et la masse colombophile diminue. Pourtant, peu à peu, les gens reviennent à la terre et à leurs racines, et il semble que la colombophilie amorce son renouveau. Tous les samedis et dimanches, des milliers de pigeons voyageurs sont lâchés à Chantilly, Saint-Denis, Melun, Châteauroux, Orléans... et parfois à Barcelone, Pau, Nîmes ou Marseille.
Les pigeons voyageurs peuvent parcourir jusqu’à 800 km dans la journée. Le pigeon voyageur n’est plus guère employé comme messager : il a été victime de la concurrence du télégraphe, puis du téléphone et de la radiophonie (TSF). Mais il a encore servi pendant les deux dernières guerres, car c’est un messager que l’ennemi ne peut neutraliser, à moins de l’abattre. L’armée française possède encore un colombier au Mont Valérien, à Suresnes, dans la banlieue parisienne, et quelques pigeonniers mobiles. Des hôpitaux emploient les pigeons voyageurs pour transporter leurs produits à analyser de l’hôpital au laboratoire (par exemple, de Granville à Avranches, dans la Manche). Les habitants des îles isolées les utilisent de la même façon pour se relier au continent. C’est plus rapide et plus économique que le bateau ou la voiture. Le pigeon ne craint pas les embouteillages.
La NASA, qui connaissait des problèmes de fuites de renseignements, est venue acheter des pigeons voyageurs à Roubaix et les secrets-défenses américains voyagent désormais souvent attachés aux pattes de nos messagers.
L’US Navy a ouvert à Hawaï une école de pigeons héliportés destinés au repérage et au sauvetage en mer. Les moniteurs associent certaines couleurs à des récompenses (rouge, jaune, orange). Quand la couleur apparaît, le pigeon appuie sur une petite pédale et la récompense tombe. Comme ces couleurs sont celles des dinghys et des gilets de sauvetage et que le pigeon a une excellente vue, le tour est joué !... Les pigeons sont efficaces à 90%, alors que l’homme n’atteint que 30%.




Le pigeon au Moyen âge

Charlemagne rend l’élevage du pigeon "privilège nobiliaire". Pratiquement tous les châteaux, fermes seigneuriales, abbayes possédaient une tour à pigeons. Celle-ci pouvait contenir jusqu’à 5.000 pigeons et attestait de la richesse et de la puissance de son propriétaire. Les seigneurs les employaient comme messagers commerciaux, politiques et porteurs de renseignements en temps de guerre. Ils ont servi pendant les Croisades Religieuses.
Lorsque les chrétiens arrivèrent en Orient pour conquérir Jérusalem, il existait un service de poste par pigeon. Dans le poème du Tasse La Jérusalem est délivrée, l’auteur écrit : "Pendant que les chrétiens se préparent à l’assaut et les infidèles à la défense, on aperçoit un pigeon qui fend les plaines de l’air et dirige son vol vers les remparts de Saline. Les ailes étendues, il plane sur l’armée chrétienne. Déjà, cet étrange courrier du sein des nues s’abaisse vers la cité. Mais soudain, un faucon au bec tranchant, à la serre cruelle, fond sur l’oiseau timide. Il le poursuit, il le presse et déjà il est prêt à le déchirer. Le pigeon tremblant s’abat et va chercher un asile sur les genoux de Bouillon. Le héros le reçoit et le sauve. Mais au bout d’un fil attaché à son cou, pend un billet qui est caché sous son aile. Godefroy le prend, l’ouvre et lit ces mots :
"Le général d’Égypte au Roi de Palestine - Salut - Ne laisse point, Seigneur, abattre ton courage. Résiste encore 4 à 5 jours. Je viens délivrer les murs. Tes yeux verront tomber tes ennemis."
La poste par pigeon fut également mise à l’honneur par le Sultan Saladin, lors du siège de Ptolémaïs. C’est par ce même moyen que le débarquement de Saint-Louis en Égypte fut annoncé au Sultan du Caire et que furent appris les résultats de la bataille de Mansourah, si désastreuse pour les chrétiens. Le Sultan Noureddin (1146-1173) avait également apprécié tous les avantages que pouvait procurer la poste par pigeons afin d’être informé au plus tôt de ce qui se passait dans ses états. Par ses soins, le service des postes avait été complètement organisé. Des tours servant de colombiers avaient été élevées de distance en distance sur toute l’étendue de l’empire. Chaque colombier avait son directeur et ses veilleurs qui attendaient à tour de rôle l’arrivée des pigeons. On y trouvait aussi des domestiques et des mules pour les échanges réciproques de pigeons. Cette institution des colombiers présentait un si grand intérêt pour la sûreté et la tranquillité publique, que les dépenses engagées étaient considérables.
Dans un manuscrit arabe conservé à la Bibliothèque Nationale et dont une traduction se trouve insérée dans le premier volume du voyage en Syrie de Volney, on trouve exposée une partie de la distribution de ces colombiers. Par leur moyen, les villes plus importantes étaient mises en relation les unes avec les autres. Les lettres destinées à être transmises étaient attachées sous l’aile du pigeon et souvent, en duplicata, confiées à des pigeons différents. Arrivées à destination, elles étaient remises par le veilleur au sultan lui-même, qui seul, avait le droit de les détacher.
Les pigeons étaient appelés les anges du roi et les plus rapides étaient hors de prix. Les corsaires de Dunkerque et de Saint-Malo utilisaient des pigeons avec une technique toute particulière. Elle consistait à envoyer une barque de reconnaissance au large avec quelques pigeons. Dès qu’une proie était repérée, on lâchait les pigeons. Ceux-ci indiquaient, en tournant pour s’orienter, la position du bâtiment convoité.



Le pigeon ! Un mets succulent
Les pigeons de Jo_ Pigeon en cuisine -  Joseph Bayada
Publication le jeudi 15 mai 2008 Modification le samedi 31 mai 2008
Fichier PDF créé le samedi 17 octobre 2015
Les pigeons de Jo Page 1/3
Le pigeon ! Un mets succulent
*Le pigeon est élevé un peu partout en France.* On consomme de préférence des pigeonneaux de 5 à 6 semaines. Leur chair n'a ni le même goût, ni la même saveur que celle des espèces sauvages. Elle est de couleur brun pâle et elle est moins musquée. Le pigeonneau est sacrifié vers l'âge de 28 jours avant qu'il ne sorte du nid et s'active. Son poids est alors maximal.
Le pigeon adulte pèse de 300 à 500 grammes, et le pigeonneau de 250 à 300 grammes. Il peut être rôti, grillé, sauté, préparé en crapaudine (c'est à dire fendu, aplati et grillé) ou en papillote. Il s'accommode aussi braisé à la casserole, en ballotine, en pâté ou en salmis. Cuit en cocotte ou au four. Sa chair doit rester rosée à cœur.
Un exemple de recette
Tapenade Provençale de pigeons façon Marion
Voici une recette très facile, qui avec une salade verte peut faire un repas entre amis ou un repas de famille très apprécié...
Ingrédients :
1 pigeon par personne
4 belles tomates
1 bol de tapenade
2 oignons1 brin de thym
1 rouleau de pâte feuilletée
1/2 verre de vin blanc
1 jaune d'œuf 1 cuillère à soupe d’huile d'olive
Préparation
Cuire les pigeons au four, à la rôtissoire, (c'est beaucoup moins gras), lorsqu'ils sont cuits attendre leurs refroidissement, puis désosser-les, mettre la viande de côté.  
Dans une cuillère à soupe d'huile d'olive faire revenir les oignons coupés en fines lamelles, lorsqu'ils sont bien dorés, ajouter la viande des pigeons désossés, le thym, et laisser mijoter 5 minutes, déglacer le tout avec le vin blanc. Prendre un plat à tarte, étaler dans son fond tout le bol de tapenade, peler les tomates, les découper en rondelles, il faut couvrir toute la tapenade de tomates, ajouter par-dessus, les oignons, la viande des pigeons, recouvrir tout ceci avec la pâte feuilletée, n'oublier pas de badigeonner ce couvercle de jaune d'œuf pour qu'il ait une belle couleur dorée.
Mettre dans le four déjà chaud à 200 pendant 20 minutes, surveiller la cuisson pour ne pas faire trop cuire la pâte feuilletée.e 1939-1945
Déplier 
1 pigeon par personne
4 belles tomates
1 bol de tapenade
2 oignons1 brin de thym
1 rouleau de pâte feuilletée
1/2 verre de vin blanc
1 jaune d'œuf 1 cuillère à soupe d’huile d'olive
Préparation
Cuire les pigeons au four, à la rôtissoire, (c'est beaucoup moins gras), lorsqu'ils sont cuits attendre leurs refroidissement, puis désosser-les, mettre la viande de côté.  
Dans une cuillère à soupe d'huile d'olive faire revenir les oignons coupés en fines lamelles, lorsqu'ils sont bien dorés, ajouter la viande des pigeons désossés, le thym, et laisser mijoter 5 minutes, déglacer le tout avec le vin blanc. Prendre un plat à tarte, étaler dans son fond tout le bol de tapenade, peler les tomates, les découper en rondelles, il faut couvrir toute la tapenade de tomates, ajouter par-dessus, les oignons, la viande des pigeons, recouvrir tout ceci avec la pâte feuilletée, n'oublier pas de badigeonner ce couvercle de jaune d'œuf pour qu'il ait une belle couleur dorée.
Mettre dans le four déjà chaud à 200 pendant 20 minutes, surveiller la cuisson pour ne pas faire trop cuire la pâte feuilletée.




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